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dimanche 30 octobre 2011

La modélisation du SI : les freins, les bénéfices


Moyen de communication univoque et universel, la modélisation a encore du mal à s’imposer dans les entreprises qui subissent pourtant des difficultés de communication entre des départements aux objectifs antagonistes et aux visions différentes.
Est- ce parce que cela demande un effort d’abstraction qui paraît loin des difficultés opérationnelles et quotidiennes de l’entreprise ?
Est-ce parce que dans ce monde compétitif où tout va toujours plus vite, où l’entreprise se doit d’être toujours plus flexible et rentable, s’arrêter pour décrire et harmoniser son fonctionnement paraît une tâche trop fastidieuse et trop coûteuse ?
Mais l’objectif de la modélisation n’est-il pas justement de permettre à l’entreprise d’être plus flexible et rentable ?
Quels sont les freins à la modélisation ?


Un frein culturel :
Description : *       Certaines personnes éprouvent une répugnance devant cette démarche d'abstraction, qui ne paraît ni concrète, ni palpable, ni pragmatique.
Description : *      Pour d’autres personnes, les procédures sont vécues comme de nouvelles contraintes loin des difficultés opérationnelles et quotidiennes de l’entreprise, qui les détournent de toute créativité, flexibilité et d’autonomie. L'outil est considéré comme gadget.
Description : *       Pour d’autres encore, que la concurrence et la société actuelle imposent d’être court-termistes, cette démarche ne peut être entreprise car elle est trop longue et les résultats financiers ne sont pas suffisamment quantifiables.

Description : *       Il n'est pas facile de définir les concepts pertinents, le vocabulaire adéquat. Cela implique le sacrifice de certains aspects du réel.
Description : *       De plus, alors que tout objet du monde réel est « complexe  et qu’aucune description de cet objet ne peut être complète, tout modèle est « simple »,  car il repose sur un nombre fini de concepts et de relations fonctionnelles. De l’opposition entre la complexité du réel et la simplicité de la modélisation résulte que certains rejettent le modèle en s’exclamant: « Ce n’est pas si simple ! ». Il faut assumer la simplicité de la modélisation. Ceux qui refusent la simplicité se détournent de l’un des apports les plus précieux de la pensée : la sélection que celle-ci opère en vue de l’action efficace.
*     Il y a une résistance du fait de la peur du changement et de l'inconnu, des préjugés, de la peur de perdre des acquis, du besoin de sécurité, de la peur de l'écrit, de la peur de voir dévoilée une stratégie personnelle.
*     La modélisation peut mettre en évidence des aberrations de l’organisation et des processus. La mise en exergue de ces problèmes organisationnels peut être source de conflits et de remise en cause.
*     Cette capitalisation de la connaissance peut être également ressentie comme une perte de pouvoir et d’autonomie. Pour éviter cela il est important que la direction accompagne ces changements de manière positive.
Le retour sur investissement est complexe à calculer.




Sans objectif nous sommes condamnés à modéliser trop en détail ou trop peu pendant trop de temps. Si nous ne savons pas pourquoi nous le faisons, nous ne saurons pas quand nous arrêter et nous ne serons pas crédibles vis-à-vis des ressources que l’on va solliciter.
Il faut donc savoir pourquoi on le fait.

·         Créer une documentation (temps passé*taux d’utilisation de la documentation = quelque chose proche de 0) 
·         Comprendre l’existant (question trop vague, particulièrement côté IT) 
·         Démontrer la capacité de l’outil (c’est l’éditeur qui sera content) 
·     Démontrer l’intelligence de l’équipe de modélisation (c’est le consultant qui sera content)

·         Expliquer son fonctionnement (approche dynamique par rapport à la statique de l'organigramme),
·         Concevoir son système d'information (intégrant les objectifs, les besoins, son fonctionnement en interactions avec l'environnement utilisant les TIC),
·         Mettre en évidence ses risques (d'origine interne dysfonctionnements générés par son propre processus et d'origine externe par l'interaction de son système plongé dans un environnement),
·         Réfléchir à des changements de son organisation (support de diagnostic, outil thérapeutique de remède aux défaillances détectées et de pronostic pour les investisseurs et assureurs),
·         Concevoir sa stratégie (éclairé d'une compréhension des mécanismes d'interaction avec son environnement administratif, financier, social, technique et culturel, le management repositionnera l'entreprise dans cet environnement.
·        Trouver un problème dans un domaine précis (diagnostic).
·         Trouver une réponse à une question précise.



Modéliser et implémenter les processus métier permet de gagner :

*     En connaissance sur le système d’information 

 L’appropriation du modèle permet à chacun de concevoir clairement :
o    le processus pour lequel il travaille et le produit que ce processus élabore ; 
o    son propre rôle dans le processus ainsi que les rôles des autres acteurs et les relations entre les divers rôles (notamment entre son propre rôle et ceux des autres) ;
o    l’ensemble des processus de l’entreprise et leurs relations mutuelles.
o    Le rôle des applications informatiques, les services rendus par ces applications
o    Le modèle de données
o    La terminologie référente
o    Les dépendances entre les objets (applications, opération, métier)
*     En sécurité
o    La connaissance est maîtrisée et n’est plus volatile,
o    Dans les processus, le demandeur, les approbateurs sont bien identifiés.
o    Les contournements possibles sont définis à l’avance.
o    Dans le cas où aucun contournement n’est prévu, les intervenants ne peuvent être écartés intentionnellement du processus de validation.
*     En productivité
L’activité de chaque intervenant est parfaitement décrite et connue.
Les processus sont optimisés et accessibles à partir d’un point d’accès unique.
Les relances et escalades automatiques sont définies et déclenchées au bon moment.
Visibilité absolue sur le déroulement du processus.
*     En retour sur investissement
Le temps perdu à rechercher le bon interlocuteur est supprimé.
Les absences ne sont plus un frein au bon déroulement du processus.
Le processus ne prendra pas plus de temps que sa durée maximale du déroulement.

La modélisation pour qui ?
Certaines entreprises doivent nécessairement modéliser ; ce sont celles :

1) qui sont placées dans un contexte évolutif (concurrence, innovation technique, réglementation) et doivent donc être « agiles » ; 

2) qui partagent avec d’autres entreprises la production d’un produit (partenariats) et doivent assurer l’« interopérabilité » de leurs processus.

Il est en effet indispensable d’avoir modélisé ses processus pour pouvoir les faire évoluer comme pour pouvoir les partager.

Quel retour sur investissement?
Dans tout projet, pour calculer un retour sur investissement (gain-investissement)/investissement, il faut mesurer les gains de productivité, qualité, délai. Il faut réaliser les mesures du processus actuel et évaluer les mesures cibles (de manière pessimiste pour que le ROI final soit réaliste). Pour mesurer ces indicateurs et calculer le ROI il faut nécessairement modéliser.



Comment générer du retour sur investissement?


  • En améliorant l’efficacité

Intégrer des données entre les systèmes, assurer le suivi afin de garder un œil sur les processus au fur et à mesure et recueillir des statistiques. Etre capable d'automatiser le travail manuel, réduire le travail sans valeur ajoutée, réduire les stocks et autres immobilisations. D’un point de vue applicatif, analyser les redondances et repérer les applications inutilisées.

  • En supprimant les intermédiaires

Permettre aux clients (internes ou externes) ou  partenaires de travailler directement avec le système plutôt que de les faire transiter par un intermédiaire pour accéder à des informations ou pour lancer un processus.

Par exemple: faire saisir au client sur le site internet sa demande sans appeler ou envoyer un document qu’un employé doit ressaisir; fournir de la visibilité au client sur l'avancement de sa demande pour éviter qu’il n’appelle pour savoir si un document a bien été reçu.

  • En gagnant en flexibilité

Lorsque le système est modélisé et automatisé, il y a plus de flexibilité sur l'endroit où le travail est réalisé. Quand il y a une surcharge sur un département il est possible de rerouter le travail sur des départements différentes. Lors de la modélisation, il faut identifier si le travail nécessite une interaction avec d'autres personnes ou s’il peut se faire à distance, à la maison, dans un autre bureau ou s’il peut être externalisé?
Inversement grâce à la modélisation il est possible d’identifier les processus redondants qui sont réalisés dans différens départements et de les réunir en un seul processus. 
  • En gagnant des parts de marché

L’autre partie de l’équation du ROI se situe au niveau des avantages concurrentiels. C’est un peu plus difficile à justifier, cela implique généralement la réduction des délais de commercialisation. 

Ex : Etre capable de rendre le processus plus efficace en interne permet de réduire le temps de cycle et de réduire le délai de disponibilité sur le marché. 
Le temps de cycle global de livraison sera également amélioré pour une plus grande satisfaction client.

Il est possible d’offrir un meilleur service à la clientèle - en donnant accès à d'autres médias tels que le web ou libre-service. Ceci est un élément important en termes d'avantage concurrentiel pour être en mesure de réduire le prix de revient et le prix de vente.

Il y a aussi un retour sur investissement associé à une meilleure décision. Si l’on peut accéder à l'information facilement sur ce qui se passe dans son processus, on peut prendre de meilleures décisions plus rapidement. 

Y a t-il des exemples d'entreprises qui ont obtenu du ROI grâce à la modélisation?

*     Dans son témoignage dans  la lettre de Nomia http://www.nomia.com/IMG/pdf/NL_Nomia_01_V2.pdf,  Daniel Aubry, responsable du secteur « urbanisme fonctionnel» à la Direction des Systèmes d’Information de CCF HSBC  écrit :

« Les processus ont une valeur ajoutée intrinsèque en étant d’une part une référence en matière de pilotage des activités de l’entreprise et d’autre part un support à l’harmonisation des pratiques, à l’évaluation et l’optimisation des ressources, à l’analyse des risques, etc. En corollaire, la modélisation des processus facilite la production des procédures et fournit les connaissances nécessaires à la conduite opérationnelle du changement. Dans le cadre de l’urbanisation des Systèmes d’Information, ils permettent à la Maîtrise d’Ouvrage de décrire sans ambiguïté le besoin métier et de fournir à la Maîtrise d’Œuvre cette expression du besoin sous forme de modèles qu’elle assimile puis transpose pour construire le système informatique »

*     Le DSI de Bouygues Telecom Yves Caseau écrit dans l’article www.afai.fr/public/doc/95.pdf que le retour sur investissement d’un projet d’urbanisation (modélisation et mise en place d’un SI urbanisé) varie entre 2 et 4 ans dans la téléphonie mobile.


Il est indiqué dans cette étude qu’il y a un engouement des entreprises pour les projets d’amélioration et d’automatisation de Processus (96% des entreprises interrogées disent être dans cette démarche).
Markess cite dans le tableau ci-dessous les bénéfices obtenus par des grosses entreprises de tous secteurs (cf. tableau ci-dessous).


Exemples de projets d’amélioration et d’automatisation de processus & bénéfices associés
Secteur
Détail du Projet & Bénéfices
Prestataire
Aérospatiale
Amélioration des processus de gestion des achats. ROI mesuré en 6 mois sur :
Saisie, contrôle, archivage (360 K€ par an)
o Suivi des demandes (300 K€ par an)
o Temps de recherche de dossier réduit de 80%
Diminution de 70% du cycle de décision global (29 à 8 jours)
Papier/courrier pour un montant significatif
W4
Banque
Modernisation du traitement des dossiers de prêts, basé sur des opérations manuelles et des documents papier, avec la mise en œuvre d’un système automatisé, fondé sur une solution intégrée alliant gestion de contenu, des processus et règles métiers.
Bénéfices :
Meilleure réactivité aux besoins des clients : traitement d’un dossier passant d’une semaine à une journée
Productivité du personnel accrue
Concentration du personnel sur la relation client
Economie de 1,5 million de dollars sur 5 ans
BM
Industrie / Telecom
Plate-forme de surveillance réseau et virtualisation du poste du service client. Intégration au SIG, à la base Oracle, aux services usine, à l’outil de facturation externalisé.
Bénéfices :
Diminution du cycle d'acquisition des nouveaux clients de deux ou trois semaines à quelques minutes
Cordys
Secteur public
Dématérialisation et automatisation de la gestion documentaire. A terme, solution utilisée par 25 000 agents et un million de documents numérisés et intégrés à la GED chaque jour en moyenne, soit 200 millions de documents traités par an.
Bénéfices :
Gain en productivité
Amélioration de la qualité de service
Fiabilisation de l’instruction des demandes
Réduction des coûts
EMC
Tourisme
Chaîne complète de traitement des factures fournisseurs interfacée avec Sage X3.
Bénéfices :
Gain d’un mois et ½ dans le traitement des factures
Diminution par 2 des ressources humaines à la comptabilité pour un volume de factures accru de 100%
Réduction des délais de paiement des fournisseurs
Plus de transparence sur l’ensemble du processus de facturation et identification rapide des écarts et litiges
Dossiers et factures fournisseurs mieux partagés entre les services concernés
Azur Technology


CONCLUSION


La modélisation est complexe à initier mais elle peut beaucoup apporter : un référentiel commun, une facilitation du dialogue entre les différents départements, une connaissance globale des processus qui ne dépend plus seulement des personnes, un support  pour l’amélioration des processus et des applications informatiques.
Comme la modélisation est indispensable à l’amélioration du Système d’Information autant qu’elle soit réalisée de manière cohérente et collaborative. Elle permet à l’entreprise de simplifier son SI, d’être agile et de s’adapter à son environnement complexe, concurrentiel et mouvant. Maîtriser les processus métiers est plus que jamais une attente forte dans une macro économie qui accélère considérablement le besoin de flexibilité du « business model ». On pourrait appliquer au SI ce que disait Darwin pour les êtres vivants « ce n’est pas le plus fort qui survit, mais celui capable de s’adapter.»

samedi 29 octobre 2011

Qu'est ce que la modélisation du Système d'Information

Michel Volle, sur son blogue donne la définition du modèle :
"Un modèle, c’est la description d’un être réel conçue de telle sorte qu'il soit possible de simuler mentalement le fonctionnement de cet être. Tout modèle comporte à la fois des concepts pour décrire l’être en question, et des relations entre concepts."
Tout le monde modélise en permanence, car c’est ainsi que notre cerveau se représente le monde et assiste notre action ; mais cette activité, aussi naturelle que la respiration ou la digestion, reste implicite.
L’explicitation du modèle est en effet nécessaire au partage d’une même pensée entre plusieurs personnes, ou à l’intérieur d’une entreprise en vue d’une action coordonnée.
La modélisation représente la structure et le fonctionnement d’un système, par un travail d’abstraction, de synthèse et de représentation symbolisée.
La modélisation, connue et commune à tous permet :
  • Une meilleure compréhension du système
  • Une meilleure communication entre les acteurs : C’est un langage commun, précis, qui est connu par tous les membres de l’équipe et il est donc à ce type un vecteur privilégié pour communiquer,
  • Une évaluation de la performance par l’intermédiaire d’indicateurs de performance
  • Une analyse des dysfonctionnements
  • Une simulation du comportement du système (pour la mesure de l’activité ou le dimensionnement de ressources par exemple)
  • Une spécification d’applications informatiques


Qu’il s’agisse de partage d’information, de compréhension, de formation, le modèle est avant toute autre chose un moyen de communiquer.


La modélisation sert à décrire le système d’information dans son ensemble.

Le Système d’Information ne se limite pas à  « l’informatique »  mais détient également les processus,  organisation et fonctions de l’entreprise, les applications en support des processus et l’’infrastructure technique pour soutenir l’exploitation et permettre son évolution.

L'essentiel du contenu d'un SI réside dans les abstractions qu'il a fallu construire pour représenter, au sein d'un outil informatique de dimension finie, la diversité des êtres du monde réel (clients, produits, fournisseurs, partenaires, organisation interne, salariés etc.) avec lesquels l'entreprise entretient des relations.

Un même SI pourra être perçu par les partenaires à travers des vues différentes, l’un se concentrant sur les conditions physiques de son fonctionnement, l’autre considérant les services qu’il utilise. L’interface homme-machine étant la charnière entre ces deux vues, la qualité du poste de travail est l’un des enjeux principaux du SI.
Le système d’information peut être représenté grâce aux six vues ci-dessous :


La vue stratégique représente la stratégie de l’entreprise. Le SI doit être en accord avec la stratégie de l’entreprise.
La vue métier représente la cartographie des processus métiers et des activités qui découlent de la stratégie et que  le système d’information doit supporter.
La vue fonctionnelle décrit les fonctions offertes par le système d’information pour supporter les processus métiers.
La vue applicative décrit l’ensemble des éléments applicatifs du système d’information.
La vue technique décrit l’architecture technique (matériel, logiciels de base et technologie utilisées).
La vue organisationnelle décrit l’organisation, les acteurs, les rôles et responsabilités, cette vue est transversale aux autres vues.

  

Il y a deux niveaux pour cartographier le SI :
    •  D’abord il faut aborder l’analyse par la prise en compte progressive de préoccupations successives. D’abord le classique « quoi,  qui, où, quand, comment, pourquoi … »,
    • Ces niveaux se conjuguent avec la variation des degrés de détail. Ainsi, dans la construction des diagrammes successifs modélisant les processus métier, suivant l’objectif recherché, on fera à la fois varier les niveaux d’abstraction et le degré de détail.

Par exemple dans une cartographie métier on pourra passer :
. D’une cartographie globale (grande étendue, vision macroscopique)
. A une cartographie de l’enchaînement des opérations composant une procédure (étendue limitée, vision détaillée).

La modélisation permet d’avoir une vision d’ensemble des activités de l’entreprise et de comprendre de manière détaillée et de bout en bout les activités.
Cette cartographie traduit une vision de « haut niveau », et englobe généralement la totalité de l’organisme étudié.

Les processus représentent les chaînes d'opérations qui transforment une entrée (information, matière) en une sortie (produit ou service) destinée à un client (interne ou externe) à l'entreprise.
Le processus est le « pivot » des cartographies métier.
Ce niveau permet plusieurs angles de vues, représentés par différents diagrammes :
Recensement des processus composant un macro-processus,
Echanges interprocessus,
Contexte d’échanges d’un processus.

Il s’agit d’énumérer les processus constituant un macro-processus.
Au cours de son déroulement, un processus peut activer d’autres processus.
La cartographie des processus distingue ceux qui :
-          concernent l’activité principale de l’entreprise,
-          assurent un rôle de support,
-          remplissent un rôle de pilotage.
1. Les processus opérationnels vont de la conception à la réalisation des produits et des services que l’entreprise fournit à ses clients.
2. Les processus support regroupent toutes les fonctions de soutien à la mise en œuvre et à l’exploitation des processus liés aux produits et services de l’entreprise ainsi que ceux destinés au bon fonctionnement de celle-ci.
3. Les processus de direction et de pilotage où vont être concentrées toutes les responsabilités et les autorités relevant de la direction, en particulier tous les aspects liés à la stratégie et au pilotage.
Il s’agit de représenter comment fonctionne un processus ou sous-processus précédemment décrit.
Ce processus est donc décomposé en plusieurs activités.
Ce découpage en activités peut dépendre de plusieurs motifs :
*       Une succession d’étapes ou phases consécutives à la survenance d’événements ou d’échanges de flux avec l’environnement rythmant le déroulement du processus, ou au jalonnement par des états d‘avancement dans le traitement du processus,
*       Un enchaînement conditionnel faisant apparaître des branches distinctes dans le déroulement du processus,
A ce niveau, les considérations organisationnelles (qui, où, comment, …) ne doivent pas intervenir dans le découpage en activités.




Il s’agit de représenter les différentes façons de réaliser les activités en fonction de choix organisationnels (qui, où, quand, comment, …). On modélise ainsi des variantes de mise en œuvre des activités.
Ce découpage des activités en procédures peut dépendre de plusieurs motifs :
Rappelons qu’Activité et Procédure se situent au même degré de détail. On ne peut pas parler ici de décomposition mais de déclinaison. La maille d’analyse entre activité et procédure reste constante.
On repart du diagramme décrivant les activités et on décline les éventuelles variantes de mise en œuvre de ces activités.

Cette cartographie correspond usuellement au niveau le plus détaillé des cartographies métier. Un diagramme formalise la description du fonctionnement détaillé d’une procédure ou d’une activité d’un processus. Il est parfois appelé « schéma de procédure ».

Cette cartographie, inspirée des approches Qualité, a pour objectif de détailler les modes opératoires d’une opération.
Ce type de diagramme reste toutefois optionnel et réservé au détail de certaines opérations.